Cet article blog se veut exploratoire, car il met en lumière certains thèmes qui se réfèrent, je pense, au fait d’oser se lancer dans ses projets. Il y aurait évidemment beaucoup plus à dire, mais j’ai choisi de m’attarder à certaines notions que je trouvais pertinentes à explorer en lien avec mon expérience personnelle. Dans cet article blog, j’explore des pistes de réflexion pour, j’espère, vous accompagner à oser vous lancer dans nos projets à travers : la peur de rayonner, la culpabilité, l’action et l’indécision. Toutes ces notions qui peuvent faire émerger des prises de conscience en soi. Belle exploration à vous

 

Introduction

Oser être au plus proche de soi-même et mettre en œuvre des projets qui nous demandent de mettre à nu notre égo et montrer une part de vulnérabilité fait peur. Mais finalement, la projection de nos peurs à l’extérieur peut être un apprentissage. C’est apprendre à connaître ses limites, ses valeurs, s’écouter, parfois faire preuve d’audace et parfois simplement laisser les choses se faire et observer. C’est un apprentissage, car on découvre, parfois des peurs ou des blessures et parfois un nouveau pas qu’on ose faire. C’est une danse de co-création entre la vie et soi-même. Car parfois, on pose des actions et, en même temps, la vie nous guide. 

Je pense qu’il est légitime d’avoir peur de se lancer et parler de soi. Il y a beaucoup de peurs et de blocages derrière. Pour cela, je vous propose d’explorer différentes facettes dans lesquelles vous pouvez peut-être vous reconnaître.

 

La peur de rayonner 

Ici, je souhaite aborder la peur de rayonner qui est liée avec, je pense, le fait d’avoir peur de déranger et la peur que, demain tout s’arrête. Du style, à quoi bon commencer si tout peut s’écrouler ? On préfère alors se protéger. La peur de rayonner pourrait être la croyance qu’on ne mérite pas de faire ce qu’on aime vraiment, qu’on ne mérite pas d’être heureux. Il peut y avoir la sensation de se sentir coupable ou de se tromper, surtout si on est au fond de nature assez perfectionniste ou en manque de sécurité intérieure. La peur de rayonner peut aussi être liée au fait qu’on puisse parfois se mettre beaucoup de pression et idéaliser un objectif futur parfois irréalisable. On ne se souvient même plus du pourquoi alors on fait telle ou telle chose. L’amour de soi, c’est ce qui m’a permis, je pense, de traverser les résistances au changement et continuer mon chemin de guérison. De faire face aux pensées telles qu’à quoi bon guérir ? Et toutes ces pensées d’auto-sabotage. Revenir au fond de moi-même dans cet espace de paix, à travers notamment la méditation, est ce qui me permet de faire le ménage et de m’observer. D’abord, c’est par petit moment, puis la méditation devient quelque chose de présent même dans les actes de la vie quotidienne.

Dans la peur de rayonner, je pourrais également ajouter le fait de chercher la reconnaissance à travers l’autre. Comment faire sa place alors ? Comment rester authentique et, en même temps oser se faire connaître ? On peut parfois observer lorsqu’on met plus d’importance à ce que les autres pensent de nous plutôt qu’à ce qu’on ressent à l’intérieure comme juste de faire. Il y a alors comme un déséquilibre entre ce que mon coeur me dit et le retour à l’extérieur qui, de plus, passe par mes propres filtres et croyances. Parfois, on peut penser que ce que l’on fait n’est pas reconnu, mais on n’a pas forcément toute la vision d’ensemble et toutes les réponses de l’extérieur. C’est être alors dans une foi d’action sans s’attacher aux réactions des autres. On a certainement tous des richesses en nous à travers les expériences de la vie qui ne sont parfois pas « reconnus », mais qui nous ont permis d’évoluer en conscience. Parfois, une expérience qui peut paraître insignifiante et qui, pourtant, nous a transformés. Il est important de s’en rappeler, car ils sont une force pour accompagner l’inconnu. 

Je pourrais faire le lien ici avec la communication. Je peux partager avec vous de ce point de vue là mon expérience personnelle, car j’ai vu à quel point ma communication a évolué depuis 2021, l’année où je me suis lancée sur les réseaux sociaux à la suite de l’auto-édition de mon premier livre. J’ai accepté que ma communication change, moi qui étais dans un contrôle très présent, j’ai fait ce cheminement de créer en sachant que ça allait potentiellement changer. Que ce que je souhaitais apporter allait évoluer. J’ai dû lâcher prise alors sur le fait que je ne pouvais tout connaître du chemin, de poser des actions en me détachant du résultat finalement. Apprendre à faire confiance à ma guidance intérieure.  Oser parler de mes livres et de mes projets, cela a fait émerger des peurs et des doutes. Mais si je restais coincée dans ces croyances et projections sur les autres, je ne pouvais pas laisser l’énergie de la vie circuler finalement. J’ai dû apprendre aussi à me donner la permission de faire des « erreurs » en tâtonnant au début et au fur et à mesure poser des actions qui me ressemblent vraiment et que je ressens comme juste.

La peur de rayonner est très liée, je pense, à la peur du regard de l’autre, au fait de penser que chez les autres c’est mieux et on se critique alors sévèrement. On peut également calquer le vécu de l’autre sur notre propre vie en pensant que, pour nous, ce sera pareil. Par exemple : Si cette personne vit ça, alors forcément je le vivrai aussi. Intégrer le fait que chacun a son chemin et se détacher de l’autre vient nous questionner et nous challenger. On peut alors parfois se retrouver à idéaliser la vie des autres, chercher la sécurité intérieure et le contrôle à travers les autres. Alors, lorsque les autres changent, on se sent déstabilisé. Comment écouter et suivre son propre chemin ? Finalement, je vous invite, si vous vous retrouvez dans ces lignes, à vous demander si, finalement ce que vous enviez chez une personne, vous pourriez vraiment et profondément l’incarner pour votre vie ? Pouvez-vous réellement vous projeter dans les rêves de l’autre ? En vous connectant à votre cœur,  vous pourriez ne pas vous projeter du tout, finalement. Je vous invite aussi à déterminer précisément ce que vous enviez chez l’autre. Sa confiance en la vie ? Son assurance ? Alors, en précisant vraiment ce que c’est, vous pourrez mieux orienter les actions dans votre vie. Par exemple : ce que l’autre me renvoie et qui m’énerve, c’est ce que je ne m’autoriserais pas à vivre. Ces tensions permettent de me rendre compte de la direction où je veux aller. Je n’ai pas besoin de copier, mais je peux déjà accueillir la partie blessée et lui demander ce qu’elle souhaite exprimer. Nous serions étonnés de la richesse qu’il s’y trouve et que nous passons notre temps à cacher.

 

La culpabilité 

La culpabilité qui nous empêche parfois de bouger, car on pense mériter ce qui nous arrive ou alors on se met la barre trop haute avec des attentes et on fait face à l’échec. Cependant, la culpabilité qui permet aussi de se questionner sur ce qui est important à l’intérieur de soi-même, se remettre en question. La culpabilité parfois fait qu’on se dévalorise et qu’on cède sa place à l’autre ou à la situation. On a parfois peur du regard de l’autre que la situation nous échappe et qu’on perde le contrôle. C’est perdre alors ses repères et s’ouvrir à une autre vision de la vie. Je vous propose de voir quelles sont les situations dans lesquelles vous vous sentez souvent coupable ? Quelles sont les pensées qui émergent quand vous vous sentez coupable ? Les pensées sur vous-mêmes ou sur la situation ou la personne qui vous fait sentir coupable ? Quelle est la part qui doute ? La part qui a l’habitude d’avoir raison, de toujours faire juste, d’être performante, qui a peur du rejet de l’autre et de ne plus être aimée ?

La culpabilité, c’est une porte d’entrée pour accueillir ses émotions, car ça demande peut-être de s’ouvrir à l’autre pour éclaircir une situation. La culpabilité est palpable au niveau corporel (la gorge qui se noue, le ventre qui se serre, le cœur qui s’accélère, ça peut créer du stress, plomber le moral, intensifier les ruminations intérieures). En se déposant dans le cœur, à travers la respiration, on peut faire ce travail de relâcher ces tensions dans le corps et se distancer de ces pensées et émotions créées à partie de cette sensation de culpabilité. C’est prendre soin de soi en acceptant ce qui est également. Et de laisser venir des réponses en soi de comment agir en conscience plutôt que réagir. Amener de la lumière à toute cette noirceur qu’on peut ressentir quand on se sent coupable. C’est difficile de s’aimer quand on se sent coupable, car il y a une telle résistance intérieure qu’il est difficile de dénouer ce nœud. C’est d’aller petit à petit avec parfois ce que la vie nous amène pour aller vers plus de paix à l’intérieur.

Parfois, c’est faire un travail de pardon envers soi-même qui permet de faire émerger une part de créativité et d’inspiration. Surtout si la culpabilité est liée au fait de ne pas se sentir assez bien par rapport aux autres. En se pardonnant, on se permet d’être soi-même.

Il est important aussi de voir la globalité de sa vie. Peut-être que, en ce moment, vous êtes un parent et que vous ne pouvez pas tout faire comme vous le souhaiteriez. Cependant, il suffit d’une seule action chaque mois, etc. Alors, faire déjà ce pas ? Les autres représentent parfois la possibilité d’éveil à soi. S’inspirer des autres peut nous permettre d’évoluer, mais il ne faudrait pas, je pense, s’enfermer dans la comparaison aux autres au détriment de notre lumière intérieure unique.

Poème :

S’affirmer, c’est parfois ne pas savoir quel prochain pas nous allons prendre.
C’est voir le chemin parcouru et oser s’affranchir du passé.
Que tout n’est pas parfait.
Que parfois on se détache de ce que l’on connaît pour aller vers une part de soi qui s’explore.
Toucher le cœur de son Être là où la vérité tranche même les doutes les plus persistants.
Ne pas s’avouer vaincu, car il n’y a plus de lutte, il y a plus que cette goutte d’amour pour le tout.
Lorsque la goutte se confond et se fond avec l’océan du Soi.
Se voir dans son propre miroir de l’éternité où l’on plonge dans sa simplicité.
Ne plus chercher, mais embrasser son Être, sa lumière.
Là où les mots de son propre poème résonnent dans son ciel.
Gravir alors les nuages qui s’évaporent et voir que notre idéal était une illusion.
Qu’on est déjà là où l’on chante sa véritable nature.
Une infinité de possibilités.
Laisser cette part, qui sait nous montrer la voie.
Et être au service de cette voix du cœur.
Un doux mélange entre lâcher prise et agir.

Céline Jessica

L’action

Oser se lancer dans ses projets demande parfois d’écouter ce qui se joue en soi-même et également d’agir. Parfois, c’est déconstruire ses croyances pour faire de la place à la nouveauté. C’est faire preuve, je pense, de patience également, car c’est à travers différentes expériences de la vie que peuvent émerger petit à petit des parties de soi. Je vous propose des pistes de réflexion en lien avec les actions à entreprendre :

  • Où est-ce que je me situe entre le fait que j’anticipe le danger, l’émotion, ce qui pourrait arriver dans le futur en mettant en place toute sorte de stratégie pour contrôler le résultat ou alors le fait que je vive dans l’instant présent et je ne mets pas forcément en place d’objectifs ? Est-ce que je suis en train d’accepter la vie telle qu’elle est, ou est-ce que je me trouve parfois dans une sorte de résistance et que j’essaie de forcer les choses ? Est-ce que je suis dans une sorte de passivité qui m’empêche d’avancer sur mes projets ? Qu’est-ce qui bloque à l’intérieur ou alors qu’est-ce que je m’empêche de voir en moi ?
  • Est-ce que j’ose prendre un pas en lâchant prise sur le résultat et mes jugements ? Est-ce que je me connecte à l’intention, ce qui me remplit de joie, plutôt qu’au résultat de mes actions ?
  • Est-ce que j’écoute les sensations de mon corps en pensant à mes projets ? Est-ce que j’écoute plutôt mes peurs ou mon intuition pour faire telle action ou alors ne pas la faire ?
  • Est-ce que j’arrive à inclure mes résistances au changement dans le processus ou je lutte contre moi-même ? Lutter contre soi-même peut cacher des peurs et donc un besoin également. Parfois, cela amène à perdre confiance en soi. Il arrive que l’on ait une idée de la manière de surmonter la résistance, mais le corps possède sa propre forme d’intelligence. Dépasser les résistances, c’est s’aventurer dans l’inconnu. C’est là que peut émerger notre être profond, mais que notre partie en nous qui contrôle a de la difficulté à lâcher.
  • Est-ce que je laisse de la place à l’introspection ? Par exemple : je souhaite être plus présent à l’autre et spontané. Qu’est-ce qui fait que je suis occupé ? Qu’est-ce qui me prend de la place ?
  • Est-ce que j’arrive à prendre de la distance sur mon histoire et mes pensées pour voir sous un nouvel angle ce que je souhaite mettre en place ?

 

L’indécision

Oser se lancer dans les projets peut faire émerger le fait de vouloir tout faire en même temps. La peur de perdre le contrôle. De ne pas être au bon endroit au bon moment et de manquer quelque chose. La vie nous pousse à faire des choix en ayant confiance que la vie nous soutient. L’indécision nous amène à nous questionner alors sur notre positionnement intérieur. Voici quelques points-clés pour vous accompagner à cheminer à travers le thème de l’indécision :

 

  • Les informations externes versus sa propre vérité. Quelles sont les informations qui me nourrissent profondément parmi toutes celles qui m’entourent ?
  • Faire face à l’envie de vouloir faire tellement de choses et ne pas savoir par où commencer : quel lien avec l’auto-discipline ? Quels changements à faire dans mon quotidien ? Quelle priorité ? Y a-t-il la peur de « manquer » quelque chose ?
  • Suis-je dans une sorte de passivité par peur du regard des autres, des projections sur les autres, la peur d’échouer ?
  • Est-ce que je projette trop sur le futur et je ne suis pas assez à l’écoute de l’instant présent ?
  • Est-ce que j’ai de mauvais souvenirs du passé, donc j’ai peur de revivre la même chose ? (Ex. : traumas)
  • Y a-t-il des barrières extérieures (argent, proches, etc.)
  • Est-ce que je me mets trop la pression au lieu de poser des petites actions une après l’autre ?
  • Comment m’aider à me poser les bonnes questions, cibler mes objectifs et éviter d’idéaliser ? Exemple : je souhaite lancer un projet -> est-ce que je cible une thématique en particulier ou plusieurs ? Quel fil conducteur ? Proposer mes accompagnements à des personnes en particulier ou laisser venir ?
  • Explorer qui je suis : quelles sont mes valeurs ? Qu’est-ce que je choisis d’incarner pour moi-même et pour le monde ? Qu’est-ce qui fait vibrer mon cœur et mon être tout entier ? Si je pouvais mettre la peur de côté un instant, qu’est-ce que je ferais ? Qui suis-je ? Est-ce que j’arrive à goûter à cette envie de création en moi ? Qu’est-ce que mon cœur souhaite créer de vivant, de vrai et d’humain qui me touche et qui peut toucher les autres ?
  • Est-ce que je me laisse le temps d’expérimenter avant de prendre des décisions et faire un bilan ? Est-ce que je vais trop vite dans le processus et me juge trop sévèrement ?

Poème :

Il y a ce déchirement entre l’envie d’être partout à la fois et la peur de manquer. L’envie de tout maîtriser.
La culpabilité de ne pas être à la hauteur, l’auto critique.
Le malaise survient lorsque je veux tout gérer en même temps et que je me sens dépassé. Je perds mes moyens.
Tant de possibilités d’expressions.
Pouvoir tout à la fois, rien en même temps.
Tout à construire et à créer.
Accepter d’être dans le flou, la confusion de mes pensées.
Peut-être que le chemin est déjà là, mais au-delà de ce nuage d’interrogations ?
Que mon cœur lui est connecté au tout, que mon âme me guide.
Accepter d’avoir de la patience envers la vie. Les graines ont besoin du temps pour pousser. On ne peut forcer la fleur à éclore.
Être connecté à l’ici et maintenant.
Créer mon propre terrain de jeux.
Être traversé par l’inspiration.

Céline Jessica

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Mon podcast "Le chemin du coeur"

Découvrez mon podcast « Le chemin du cœur ». Ici, je souhaite me mettre au service de mon cœur et de mes inspirations pour vous proposer des pistes de réflexion et des partages qui touchent le cheminement intérieur. Je souhaite ouvrir des portes pour aborder des thématiques autour de la guérison, de l’ouverture du cœur et du fait de suivre cette petite voix à l’intérieur qui nous guide.

Découvrez des thèmes tels que : La peur de l’échec, la voix d’autosabotage, la créativité, le lâcher prise et bien plus encore.

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